Qui est Anthony Robbins ? L’interview.

L’interview d’Anthony Robbins sur scène.

 

Mesdames et messieurs, monsieur Anthony Robbins ! Pour commencer, merci d’accepter de venir sur la scène.

A.R : Je suis venu pour ça !

Q : C’est toujours pareil, nous les gens croyons que vous allez leur dire qu’il suffit d’y croire pour y arriver, mais vous dites que non.

A.R : C’est vrai, je ne crois en la pensée positive, je ne suis pas là pour faire le vrai concept. Je suis là pour vous aider à changer les schémas.

Q : C’est comme Chuck Liddell de The Ultimate Fighter qui était au sommet, et qui est dans une passe difficile. Vous avez coaché les Los Angeles Kings dans leur course vers le sommet, et vous n’étiez pas sur la patinoire, vous étiez sur le banc, mais vous les avez coachés. Puis, vous avez coaché des grandes personnalités. Vous pouvez avoir la même approche avec tout le monde ? Ou chacun a des schémas différents et vous devez vous adapter ?

 

Chaque personne a sa propre personnalité

Anthony RobbinsA.R : Tout le monde a une personnalité différente, des croyances, des valeurs, des cultures différentes, mais nous avons tous les mêmes besoins fondamentaux. Voyez que nos systèmes nerveux fonctionnent tous pareils. Vous prenez un sportif, vous le verrez à peine arrivé, et vous savez déjà qu’il va rater son coup. On voit, rien qu’à son attitude, il est dans un certain état. Il n’a pas en lui cette certitude qu’il va marquer.

Q : Ça vous arrive peut être aussi parfois de vous dire après une mission, enfin pourquoi je dis ça.

A.R : Ce n’est pas croyable, au fond… Çà m’arrive tout le temps, c’est l’histoire de ma vie !

A.R : Et aussi dans d’autres moments, je vous ai vu, vous êtes dans le coup, et vous le savez. Un truc vous passe par la tête, et vous le dites, et puis vous faites, eh ! Pas mal, et t’as entendu ça de moi ! Cet état d’esprit là peut être créé.

Croire en soi avec Anthony Robbins.

Je prends un exemple. Je me suis occupé d’André Agassi, il y a quelques années, en 1991-1992, il avait été n°1 mondial, puis il était descendu à la 32ème place. On le voit, il ne va pas bien, il s’acharne sur son coup droit. Je lui dis, André, le problème ce n’est pas ton tennis, c’est l’état dans lequel tu es. Donc, je lui ai passé des vidéos de Wimbledon, quand il gagnait et qu’il avait encore des cheveux ? On le voit arriver en marchant d’une certaine manière, on regarde de l’autre côté, il a cette expression dans les yeux.

J’observe son attitude et son focus, et je fais la comparaison avec Roland Garros quand il a perdu. Il a l’air détruit en partie, son corps n’est plus le même. Et puis, j’ai cherché chez-lui les déclencheurs qui lui permettraient de changer d’état. Par exemple, une personne qui déprime, comment elle se tient ? Ses épaules ? Sa tête ? Baissée ? Elle parle fort ou bas ? Vite ou lentement ? Ces facteurs influencent votre biochimie, mais la plupart des gens prennent des médicaments pour modifier leur biochimie.

Anthony Robbins avec les médicaments.

Q : On peut dire que nous sommes apparemment la génération médicaments.

A.R : Apparemment ! Oui ! Tous les gens que je connais ont leurs médicaments préférés. Vous allez à une fête, quelqu’un vous dit, j’ai mal à la tête, et lui donnez un Xanax. Même si ca n’a rien avoir, ca ne peut pas faire de mal, les jeunes ingèrent. Quoique, je n’imagine pas tout le temps, mais qu’il y a de bons médicaments, je ne sais pas, je ne suis pas médecin.

: Mais comment vous voyez ça vous ?

A.R : Un médicament est parfois nécessaire bien sûr, mais, c’est clair que notre société est surmédicalisée quand on voit des statistiques et ce qu’on apprend à nos enfants depuis 10 ans. Quel que soit le médicament, c’est l’éclosion, grâce au marketing. Oui, on ne prend pas nos responsabilités, on est tous tellement occupé, on reçoit tellement de courriels, des texto. On n’a même plus le temps de se parler, on passe notre temps à se laisser des messages, hein, et on se retrouve sur Facebook.

Q : Mais moi je le fais tout le temps !

 

Anthony Robbins parle des relations superficielles

A.R : Mais je ne dis pas que c’est mal, mais certaines relations ont besoin de profondeur. Beaucoup trop de relations restent superficielles alors qu’elles devraient être plus profondes, sinon ce n’est pas une vie. Sinon ce manque de profondeur va vous obliger à vous diriger vers autres choses, parce que votre vie manque de sens, vers la mauvaise bouffe ou des médicaments.

Q : Combien de gens connaissez-vous qui sont sous antidépresseur, et qui sont toujours en dépression ?

A.R : Un jour, une piètre destinée. Un homme s’est levé, il prenait du Maxiton sous toutes ses formes… et il était quand même toujours complètement déprimé. J’ai appris qu’il était psychiatre, et qu’il travaillait avec un groupe de psychiatres sur le sujet de la dépression. Ils s’échangeaient des prescriptions entre eux, et on est remonté jusqu’à la cause. La cause c’est quand on ne vit pas ce que l’on veut vivre, on est mal.

 

Il y a peut être du bien, dans certains domaines.

A.R : Par exemple, vous, vous êtes heureux dans quel domaine. Professionnel ?

Q : Évidemment, et pourquoi ? Parce que je n’ai pas l’impression de travailler.

A.R : Ça veut dire qu’aujourd’hui, ce que vous vivez professionnellement correspond à ce que vous voulez. Vous ne vouliez pas d’un travail, il fallait que ça vous amuse, que ce soit intéressant, etc.

Q : Et vous, dans quel domaine ça se passe moins bien pour vous?

Interviewer : Je n’arrive pas à me concentrer.

A.R : Vraiment ?

Interviewer : Oui, sauf pour mon boulot, pour le reste, c’est une catastrophe. Et de manière plus spécifique ! J’ai des insomnies !

A.R : Intéressant, pourquoi ?

Interviewer : Je ne sais pas, ça fait longtemps. Si vous pouvez me virer, je suis prêt à faire une thérapie en direct.

A.R : Je serai mal placé, je ne dors moi-même que 3 à 4 heures par nuit.

 

Anthony Robbins aborde le domaine relationnel

Bien sûr ! Prenez un autre domaine de votre vie, comme vos relations par exemple, beaucoup de gens ne vivent pas les relations qu’ils voudraient. Donc, ce qu’ils vivent ne collent pas avec leurs attentes. Je vous donne un exemple, une dame hyper déprimée, prend des tonnes de médicaments. Je vais découvrir chez-elle son état d’esprit. Ce qu’elle a, comme modèle du monde pour trouver la solution à son problème que je découvre. Qu’elle a 61 ans. Qu’elle a toujours cru qu’elle devait avoir 3 enfants, qu’ils allaient être parfaits, et vivraient très longtemps. Elle a eu deux maris, et pleins d’enfants.

À 61 ans, quoi qu’elle fasse, elle n’arriverait jamais à vivre ce qu’elle veut, à moins d’espérer un miracle physiologique. Elle avait plutôt intérêt à changer son antenne du monde. Cet ensemble de croyances et de règles qu’elle avait dans la tête, sinon elle n’aurait jamais été heureuse. Ce qui m’intéresse, c’est trouver chez-vous, un domaine où votre modèle du monde qui peut être comblé. Un domaine où on peut trouver les solutions. C’est en changeant vite, d’apparence, d’entourage ou en adaptant votre modèle du monde à votre réalité, pour mieux profiter de la vie.

Q : Vous avez touché le fond ?

A.R : Oui ! 19 ans et à 21 ans, je l’ai touché à différents moments. Je ne pense pas qu’on touche le fond seulement une fois. Je pense qu’il y a des moments dans la vie où il faut se remettre en question. Vous disiez en coulisse que j’ai changé, c’est vrai que je ne suis plus celui qui faisait ces infos vus à la télé, mais ça va aller. Je déborde aussi beaucoup d’énergie, et ça, j’ai intérêt à être au-dessus de la mêlée si je veux tenir un public pendant 8 à 50 heures. Il faut être Keith… et encore, pas sûr que ça suffise, avec tout le respect que je dois à Keith. Mais vous devez être capable de répondre aux besoins de tous ces gens qui refuseraient de regarder un film de 3 heures au cinéma. Il faut savoir tout faire, notamment physiquement, et c’est ce qu’on attend de moi. Et, quand je pense au décès de ma mère, je sais que vous êtes près de la votre, comme je l’étais de la mienne, moi j’ai 3 beaux pères.

Q : Vous les avez tous enterrés, et vous avez toujours votre tumeur ?

A.R : Oui !

 

Anthony parle de sa tumeur sur la glande pituitaire.

Q : Donc, un jour, on vous a découvert une tumeur sur la glande pituitaire, vous avez quel âge ? 31, 32 ?

A.R : ça suscite de l’esprit donc. En tout cas, ça capte bien votre attention, vous vous demandez si c’est déjà finit.

Q : Vous avez une incertitude à gérer, qu’est ce que ça veut dire ?

A.R : Si on m’opère, on va m’enlever la tête, je risque d’y rester. J’ai refusé de prendre un traitement qui 6 mois plus tard s’est révélé être cancérigène, j’ai fais le bon choix. Ma relation avec ma femme a aussi changé, j’avais épousé à 24 ans une femme formidable, elle avait 12 ans de plus que moi. Après, j’ai été marié 2 fois, et j’ai adopté ses enfants. Comme me je suis retrouvé à 24 ans, avec un fils de 17 ans, une fille de 11, un garçon de 5 et un autre qui était en route.

 

Les expériences de vie d’Anthony Robbins

Toute ces expériences de la vie font sa richesse, la douleur et le plaisir que vous en retirez, vous aident à bien vous Anthony Robbinsoccuper des autres, jouir de l’existence et donner un sens à la vie.

Q : Après votre premier mariage, le destin met sur votre chemin une nouvelle femme, oui enfin, je veux dire, une autre, au fait, votre seconde épouse, et comment elle vous a forcé ?

Interviewer : Nous en parlerons après la pause… Bien, vous serez heureux d’apprendre que pendant la pub, Anthony Robbins a complètement transformé ma vie, complètement et entièrement.

Q : J’imagine que vous êtes appelé par des tas de gens, mais ça vous arrive d’être surpris par un appel genre, ça m’étonne qu’un tel ou qu’une telle ait besoin de moi ?

A.R : Plus aujourd’hui parce que je sais que tout le monde peut vouloir améliorer au moins une chose dans sa vie. Alors, c’est juste une question de temps, personne n’est invincible, mais même si vous avez tout réussi dans votre vie, vous pourrez toujours vous demander où trouver encore plus des fameux … donc je ne suis plus surpris, mais il y a eu quelques cas où je me suis demandé. Comment j’allais m’y prendre, par exemple, avec le gars qui venait d’arracher l’oreille d’un autre avec ses dents.

: Non ! Vous avez coaché Mike Tyson ?

 

Le coaching d’Anthony avec Mike Tyson.

A.R : Oui ! Juste après l’évènement. Et après, je regardais ses combats en priant pour qu’il ne recommence pas. Mais moi ce que j’étudie, c’est la psychologie des gens, pas de manière pragmatique. Je ne ferai pas une analyse de votre passé, mais je vais m’intéresser à votre réalité, ce qui vous guide aujourd’hui.

Et c’est là le plus étonnant, j’ai connu, j’ai côtoyé avec Nelson Mandela, Mère Teresa, des personnes extraordinaires que je respecte énormément. Mais voici un homme cultivé, qui a le cœur sur la main, mais toute sa vie, il n’a connu l’amour qu’en se battant. Et quand quelqu’un le fait chier, il décolle tout de suite, en étant au milieu d’une conversation, il me raconte comment en prison il avait instauré la paix entre le clan des blacks et le clan des blancs, et deux minutes plus tard, il me disait que parfois, il aurait bien les pousser sur un coup de Tongue pour les exploser tous. Il change vite d’humeur.

Q : Son enfance a été une tragédie, mais ça vous est déjà arrivé de vous dire, là, ça ne va pas aller, je ne vais rien pouvoir faire ?

 

La grande sensibilité d’Anthony Robbins

A.R : J’ai peut être pensé ça, mais en fait, non, parce que je vis pour ces challenges. J’aime relever des défis difficiles, les cas les plus durs c’est quand quelqu’un a perdu un enfant. On m’appelle quand les sportifs pètent les plombs à la télé, quand un ado menace de se suicider, et entre temps, sur des milliers de cas, je n’en ai pas perdu un seul, parce que je comprends leurs besoins.

Mais le plus dur c’est quand un enfant est déjà mort, les parents ont à peine à faire face, je peux les aider mais c’est les cas les plus durs, honnêtement. Mon message aux gens est de dire, écoutez, c’est loin d’être facile, mais dans la vie, rien ne dure, même pas les problèmes, seul l’âme est éternel. Rien n’est de ce point dominant que vous ne puissiez vous en défaire. Si vous changez de psychologie, si vous faites ce qu’il faut, ça va fonctionner. C’est la pensée qui me guide quand je travaille sur quelqu’un, je n’abandonne jamais.

Q : Le président Georges Bush vous a appelé au secours pour l’Irak ?

A.R : Non !

Q : Vous auriez pu l’aider ?

A.R : Non ! Je ne suis pas fan, comme tous les autres humains je pense.

Q : Mais je me demandais à quel point vous avez besoin d’être aimé.

A.R : J’ai surtout besoin d’amour, je pense que c’est le cas de tout le monde.

 

La rencontre d’Anthony Robbins avec sa femme

Quand j’ai rencontré ma femme, Bonnie Humphrey « Sage », elle a bouleversé ma vie parce qu’elle m’a aimé pour moi, et pas pour ce que je faisais. Ce n’était même pas un fan, loin de là, elle se demandait qui était tous ces jeunes, leurs problèmes, et moi qui passait pour monsieur réussite avec mes cheveux collés, elle pensait que je les coupais moi-même. Nous sommes tombés amoureux différemment, par attraction, par une attirance spirituelle. Je l’ai aperçu de l’autre côté de la salle, je suis allé vers elle, elle était tellement belle à l’intérieur, et on a d’abord été de très bons amis pendant 6 mois et moi, je sortais avec une autre fille.

Q : Donc, des gens viennent chercher de l’aide chez-vous mais quand vous vivez un échec personnel ou un moment difficile, les gens ont-ils de fausses attentes quant à ce que devrait être votre but ?

 

Les bons moments de vie d’Anthony Robbins

A.R : Je pense que nous vivons dans une société aujourd’hui où on met des gens sur un piédestal pour mieux les démolir après. Si vous n’avez pas encore connu ça, je suis sûr que ça vous arrivera. Mais ça permet de voir la vie différemment. Vous me parlez de moments difficiles, je me souviens d’un jour où j’étais à New York, au Continental Center devant 18.000 personnes. Il faut beaucoup faire vite de s’intéresser à une telle foule, et même, si ce n’est pas un concert rock, devant 18.000 personnes qui ne peuvent pas rester plus de 2 heures qu’au cinéma, il y a intérêt à assurer. Oui, les gens peuvent voter avec leurs pieds quand ils veulent, c’était génial, il y avait une ambiance de fou, c’était la fête, les gens venaient m’embrasser.

 

Un moment de déprime d’Anthony Robbins

Et ce jour là, une de mes sociétés est entrée en bourse et j’ai gagné 400 millions en un jour, sur papier bien sûr, mais tout de même. Donc, ça aurait dû être un jour de gloire, une grande victoire émotionnelle, relationnelle et financière. Je suis rentré chez-moi, déprimé, parce que sur scène, j’étais moi-même, mais à la maison, je devais toujours me modérer parce que je dois être fort. J’écoute trop ceci, ou trop ça, et j’ai dû me rendre compte que j’étais entrain d’échouer royalement dans ce domaine. Les autres sont peut être heureux, mais si moi je ne le suis pas, à quoi ca sert ?

Q : Voici ma dernière question, pour Magnolia, avec Tom Cruise, on vous a appelé ?

A.R : Non, on ne m’a pas appelé.

Q : Qu’est ce que vous avez pensé du film ?

A.R : J’ai bien vu qu’en partie, il prenait mon travail en dérision. Mais dans le film, il y a un autre personnage inspiré de Picking « love the right person ». Il est encore plus fascinant à regarder, mais non, je n’ai pas trouvé ça top. Et on ne m’a pas demandé mon avis, et je n’ai pas coaché Tom Cruise.

Interviewer : Merci Anthony Robbins

A.R : Merci et au revoir !.

 

 

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